Blessé au travail, un sportif salarié reçoit des indemnités journalières plafonnées à 320,66 € par jour au 1er janvier 2026. Le club complète le salaire : au moins trois mois en football selon la Charte, jusqu'au 90e jour dans les sports de la convention collective du sport. Au-delà, seul un contrat de prévoyance souscrit avant la blessure protège le revenu.
L'essentiel
L'essentiel
- En accident du travail, la Sécurité sociale verse 60 % du salaire journalier de base les 28 premiers jours, au plus 240,49 € par jour, puis 80 %, au plus 320,66 € par jour (montants au 1er janvier 2026, ameli.fr).
- Ces plafonds s'appliquent dès que le salaire brut mensuel dépasse environ 12 193 €. Au-delà, l'indemnité ne suit plus le salaire.
- En football, l'article 276 de la Charte du football professionnel 2026/2027 garantit pendant au moins trois mois la différence entre le salaire mensuel fixe et les indemnités journalières. Les primes n'y figurent pas.
- Dans les sports professionnels de la convention collective nationale du sport, l'article 12.11.1 garantit le salaire de référence jusqu'au 90e jour d'arrêt, à condition de justifier l'arrêt dans les 48 heures et d'être pris en charge par la sécurité sociale.
- Si la blessure met fin à la carrière, la pension d'invalidité est d'au plus 2 002,50 € par mois en deuxième catégorie (1er janvier 2026), et la rente d'accident du travail se calcule sur un salaire retenu au plus à 85 993,88 € par an.
- La Charte du football institue un pécule de fin de carrière, pas une assurance blessure. Elle ne prévoit ni garantie collective d'invalidité ni garantie de perte de licence pour les joueurs.
- Pavillon Bleu, conseil en gestion de patrimoine à Hyères (Var), étudie la prévoyance des sportifs avec leur agent. Voir notre page sportifs professionnels.
À qui s'adresse cette analyse
Elle s'adresse au sportif salarié d'un club français, à sa famille et à son agent, au moment d'un premier contrat, d'une prolongation ou d'un transfert entre clubs français. Elle traite le football et les autres sports professionnels relevant de la convention collective nationale du sport.
Elle ne traite pas des régimes sociaux étrangers, des joueurs détachés ou expatriés, ni des blessures en sélection nationale. Ces situations demandent une analyse propre.
Définitions
La prévoyance désigne les garanties qui versent un revenu ou un capital en cas d'arrêt de travail, d'invalidité ou de décès. Elle complète la Sécurité sociale et ce que verse l'employeur.
L'incapacité temporaire est l'arrêt de travail en cours de soins, avant guérison ou consolidation. Elle ouvre droit aux indemnités journalières.
L'invalidité est, pour l'Assurance Maladie, la réduction durable de la capacité à exercer une activité professionnelle, quelle qu'elle soit. Elle est classée en trois catégories.
L'incapacité permanente est le taux de séquelles fixé par la caisse après la consolidation d'un accident du travail. Il ouvre droit à un capital ou à une rente.
L'inaptitude définitive à la pratique du sport professionnel est, dans un contrat de prévoyance, une garantie contractuelle souvent appelée « perte de licence ». Elle n'existe que si le contrat la prévoit, et sa définition varie d'un contrat à l'autre. En droit du travail, l'inaptitude est constatée par le médecin du travail.
Le club maintient-il le salaire d'un sportif blessé ?
Oui, pour une durée limitée fixée par la convention collective. En football, la Charte garantit pendant au moins trois mois la différence entre le salaire mensuel fixe et les indemnités journalières. Dans les sports de la convention collective nationale du sport, le salaire de référence est maintenu jusqu'au 90e jour d'arrêt.
| Football (Charte du football professionnel 2026/2027, article 276) | Autres sports professionnels (convention collective nationale du sport, article 12.11.1) | Code du travail, à défaut (complément légal) | |
|---|---|---|---|
| Durée | Au moins trois mois à compter du certificat d'arrêt | Jusqu'au 90e jour d'arrêt | 60 jours sur douze mois entre un et cinq ans d'ancienneté |
| Ce qui est garanti | La différence entre le salaire mensuel fixe et les indemnités journalières | Le salaire de référence net, limité à 4 fois le plafond de la sécurité sociale, en complément des indemnités journalières | 90 % de la rémunération brute pendant 30 jours, puis deux tiers |
| Ancienneté exigée | Aucune mentionnée | Aucune, « quelle que soit leur ancienneté » | Un an au premier jour d'absence |
| Condition | Avoir satisfait aux formalités imposées par la Sécurité sociale | Justifier l'arrêt dans les 48 heures et être pris en charge par la Sécurité sociale | Prévenir l'employeur dans les 48 heures et percevoir les indemnités journalières |
Trois points comptent pour un joueur de football.
Le maintien porte sur le salaire mensuel fixe. Les primes de match, d'objectifs ou de résultats ne sont pas visées par l'article 276.
La garantie tombe si le joueur n'a pas satisfait aux formalités administratives ou médicales imposées par la Sécurité sociale. Les délais de déclaration se tiennent dès le premier jour.
Au-delà de la période garantie par la Charte et par le contrat de travail, le joueur ne perçoit plus que les indemnités journalières.
Accident du travail ou maladie : qu'est-ce qui change ?
Tout. Une blessure en match ou à l'entraînement relève en principe de l'accident du travail : indemnités sans carence, plafonnées haut. Une blessure hors du club, en vacances par exemple, relève de l'arrêt maladie : trois jours de carence et une indemnité calculée sur un salaire limité à 1,4 Smic.
Selon Service Public, un accident du travail est un fait soudain survenu par le fait ou à l'occasion du travail, pendant que le salarié est sous l'autorité de son employeur. Service Public cite parmi les situations courantes une douleur musculaire apparue soudainement et une fracture lors d'une chute ou d'un choc sur le lieu de travail.
L'accident survenu dans les locaux de l'entreprise est présumé professionnel. C'est à l'employeur ou à la caisse de prouver le contraire.
En football, l'article 278 de la Charte interdit au joueur, en dehors des matchs et de l'entraînement, de skier, de monter à cheval, de prendre place dans un avion de tourisme ou de pratiquer d'autres sports sans l'autorisation du président du club, après avis de l'entraîneur.
Combien verse la Sécurité sociale à un sportif blessé ?
En accident du travail, au plus 240,49 € par jour les 28 premiers jours, puis 320,66 € par jour, sans délai de carence (montants au 1er janvier 2026). En maladie, au plus 42,97 € bruts par jour pour un arrêt prescrit à compter de juillet 2026, après trois jours de carence.
| Accident du travail | Arrêt maladie, y compris accident hors du travail | |
|---|---|---|
| Délai de carence | Aucun, versement dès le lendemain de l'accident | 3 jours au début de chaque arrêt |
| Salaire journalier de base | Salaire brut du mois précédent divisé par 30,42 | Moyenne des salaires bruts des 3 mois précédents |
| Montant | 60 % les 28 premiers jours, 80 % à partir du 29e jour | 50 % |
| Plafond | 240,49 € puis 320,66 € par jour au 1er janvier 2026, sans dépasser le salaire journalier net | Salaire retenu dans la limite de 1,4 Smic, soit 2 613,83 € bruts par mois et 42,97 € bruts par jour pour un arrêt débutant à compter du 1er juillet 2026 |
| Durée | Jusqu'à la guérison ou la consolidation | 360 jours d'indemnités sur trois ans, hors affection de longue durée |
| Droits | Dès l'embauche | Conditions d'heures travaillées ou de cotisations |
| Impôt sur le revenu | Imposables pour 50 % de leur montant | Selon les règles des indemnités maladie |
Sources : ameli.fr, pages accident du travail et arrêt maladie.
Le plafond s'atteint vite. En divisant le plafond par le taux et en multipliant par 30,42, on obtient un salaire brut mensuel d'environ 12 193 €, aux deux étapes de l'indemnisation (calcul de Pavillon Bleu). Au-delà de ce salaire, l'indemnité journalière ne progresse plus.
Sur 30 jours au taux de 80 %, l'indemnité maximale est de 9 619,80 € bruts, avant 6,2 % de CSG et 0,5 % de CRDS. Pour un salaire fixe de 40 000 € bruts par mois, c'est moins d'un quart du salaire.
Que se passe-t-il si la blessure met fin à la carrière ?
La Sécurité sociale indemnise la perte de capacité de travail, pas la perte d'un métier de sportif. Après un accident du travail, la caisse fixe un taux d'incapacité permanente qui ouvre droit à un capital ou à une rente. La pension d'invalidité, elle, est plafonnée et dépend de la capacité à exercer un métier quel qu'il soit.
La rente d'incapacité permanente après un accident du travail
À la consolidation, un médecin-conseil propose un taux d'incapacité permanente. Selon ameli.fr, il tient compte de la nature des séquelles, de l'état général, de l'âge, des aptitudes et des qualifications professionnelles.
Sous 10 %, l'assuré reçoit une indemnité en capital forfaitaire, de 483,38 € pour 1 % à 4 833,18 € pour 9 %. À partir de 10 %, il reçoit une rente viagère.
La rente se calcule sur le salaire des 12 mois précédant l'arrêt, transformé en « salaire utile ». Ce salaire compte en entier jusqu'à deux fois le salaire minimum des rentes, pour un tiers entre deux et huit fois, et plus du tout au-delà. Avec un salaire minimum des rentes de 21 498,47 € depuis le 1er avril 2026, le salaire utile ne dépasse jamais 85 993,88 € par an (calcul de Pavillon Bleu).
Le taux appliqué est le taux d'incapacité réduit de moitié jusqu'à 50 %, et augmenté de moitié au-delà. Avec un taux d'incapacité de 20 %, la rente annuelle est donc au plus de 8 599,39 €, quel que soit le salaire du joueur.
La rente d'incapacité permanente est exonérée de CSG et de CRDS, et n'est pas soumise à l'impôt sur le revenu.
La pension d'invalidité
La pension d'invalidité se calcule sur les dix meilleures années de revenus, dans la limite du plafond annuel de la sécurité sociale.
| Catégorie d'invalidité | Situation | Montant mensuel maximum au 1er janvier 2026 |
|---|---|---|
| 1re catégorie | Capable d'exercer une activité rémunérée | 1 201,50 € |
| 2e catégorie | Incapable d'exercer une activité professionnelle | 2 002,50 € |
| 3e catégorie | Incapable de travailler et ayant besoin d'une tierce personne | 2 002,50 € plus 1 298,44 € |
Un joueur qui ne peut plus jouer mais peut exercer un autre métier relève au mieux de la première catégorie.
Une invalidité de deuxième ou troisième catégorie permet par ailleurs de débloquer un plan d'épargne retraite avant la retraite, selon Service Public.
L'inaptitude et ce que verse le club
En football, l'article 267 de la Charte prévoit que l'inaptitude physique du joueur ne peut être constatée que par le médecin du travail. Après le constat d'inaptitude définitive à la pratique du football professionnel, le joueur perçoit son salaire brut mensuel fixe pendant un mois.
Après un accident du travail, l'Assurance Maladie peut aussi verser une indemnité temporaire d'inaptitude, égale à la dernière indemnité journalière, pendant un mois au plus, si le salarié ne perçoit aucune rémunération liée à l'emploi concerné.
Pour un sportif dont le salaire dépasse de loin ces montants, la protection publique ne remplace pas le revenu perdu. C'est le rôle de la garantie d'inaptitude d'un contrat privé.
Le pécule de fin de carrière est-il une assurance blessure ?
Non. Le pécule institué par la Charte du football professionnel est un capital de reconversion versé en fin de carrière, financé par une cotisation de 6,50 % des salaires bruts. Il ne verse rien pendant un arrêt et ne compense pas une inaptitude.
Selon les articles 626 à 628 de la Charte 2026/2027, la cotisation se répartit en 4 % pour le joueur et 2,50 % pour le club, sur les salaires bruts limités à quatre fois le plafond de la sécurité sociale. Chaque part figure sur la fiche de paie, sur une ligne propre au pécule.
Le joueur doit demander la liquidation de son pécule dans les trois ans qui suivent la fin de son dernier contrat. Au-delà, le capital est plafonné à la valeur de référence en vigueur la troisième année.
La Charte que nous avons lue ne contient aucune garantie collective d'invalidité, de décès ou de perte de licence pour les joueurs. Ces garanties relèvent d'un contrat souscrit par le club ou par le joueur.
Dans les sports de la convention collective nationale du sport, l'article 12.11.2 impose en revanche, quelle que soit l'ancienneté, à l'employeur un capital décès d'au moins 300 % du salaire annuel de référence et une indemnisation de l'invalidité définie par référence au régime de base.
Que doit couvrir un contrat de prévoyance de sportif ?
Un contrat de prévoyance de sportif doit couvrir ce que la Sécurité sociale et la convention collective ne couvrent pas : le revenu au-delà du plafond, la période qui suit le maintien conventionnel, et la fin de carrière liée à une inaptitude. Sa valeur se juge sur ses définitions et ses exclusions avant son tarif.
| Garantie | Ce qu'elle verse | Question à poser avant de signer |
|---|---|---|
| Indemnités journalières | Un complément de revenu pendant l'arrêt | Après quelle franchise, pendant combien de temps, sur quel salaire assuré, primes comprises ou non ? |
| Inaptitude définitive à la pratique du sport professionnel | Un capital, parfois une rente | Qui constate l'inaptitude, selon quelle définition, pour quelles causes, blessure seule ou maladie aussi ? |
| Invalidité | Une rente ou un capital selon le taux retenu | Le taux est-il apprécié sur le métier de sportif ou sur toute activité ? |
| Décès | Un capital aux bénéficiaires désignés | La clause bénéficiaire est-elle à jour de la situation familiale ? |
Trois points décident de la valeur réelle d'un contrat.
Les exclusions. Un contrat de prévoyance grand public peut exclure la pratique sportive professionnelle. Il faut un contrat conçu pour ce risque, et lire la liste des exclusions avant le tarif.
Le salaire assuré. Une garantie calculée sur le salaire fixe seul ne protège pas une rémunération faite en partie de primes.
La durée. Un contrat qui suit la carrière se revoit à chaque nouveau contrat de travail, à chaque transfert et à chaque prolongation.
La directive (UE) 2016/97 sur la distribution d'assurances impose au distributeur de préciser, avant la conclusion du contrat, les exigences et les besoins du client, et de proposer un contrat cohérent avec eux. Exigez cette analyse par écrit.
Pourquoi le questionnaire de santé compte autant
Le questionnaire de santé fixe ce que l'assureur accepte de couvrir. Il peut assurer sans condition, appliquer une surprime, exclure certains risques ou refuser. Une fausse déclaration peut faire perdre la garantie au moment où elle sert.
Selon Service Public, une fausse déclaration intentionnelle permet à l'assureur de demander l'annulation du contrat (code des assurances, article L113-8). Si la justice la prononce, il conserve les cotisations payées. Une omission par erreur découverte après le sinistre peut réduire l'indemnité en proportion des cotisations qui auraient dû être payées (article L113-9).
Pour un sportif, chaque blessure passée, chaque opération, chaque arrêt compte. Le dossier médical se prépare avec le médecin du club ou le médecin traitant, avant de remplir le questionnaire.
Plus le contrat est souscrit tôt, moins les antécédents sont nombreux. C'est l'argument le plus concret pour signer dès le premier contrat professionnel.
Cas type : six mois d'arrêt pour un footballeur
Les chiffres sont ronds et ne décrivent aucun dossier réel. Hypothèses : footballeur sous contrat professionnel, salaire mensuel fixe de 40 000 € bruts, primes en plus, blessure à l'entraînement reconnue en accident du travail, arrêt de six mois, aucun contrat de prévoyance individuel, aucune clause plus favorable dans le contrat de travail. Montants bruts, calculés par nous à partir des règles d'ameli.fr et de la Charte.
| Période | Ce que verse la Sécurité sociale | Ce que verse le club | Ce qui manque par rapport au salaire fixe |
|---|---|---|---|
| Mois 1 à 3 | Indemnités journalières plafonnées | La différence jusqu'au salaire mensuel fixe (Charte, article 276) | Les primes |
| Mois 4 à 6 | Au plus 9 619,80 € par période de 30 jours | Rien d'obligatoire | Environ 30 380 € par mois, plus les primes |
| Total des mois 4 à 6 | Au plus 28 859,40 € | Environ 91 140 €, plus les primes |
Ce cas suppose que le club n'a rien prévu de plus. Un contrat de travail ou un contrat collectif souscrit par le club peut prévoir mieux. Demandez-le par écrit.
Dans un autre sport relevant de la convention collective nationale du sport, le maintien porte sur le salaire de référence net, limité à 4 fois le plafond de la sécurité sociale, et s'arrête au 90e jour.
La check-list avant de signer un contrat de prévoyance
- 01Lire, avec l'agent, l'article de la convention collective qui fixe le maintien de salaire : article 276 de la Charte en football, article 12.11 de la convention collective nationale du sport ailleurs.
- 02Demander au club, par écrit, quelles garanties il a souscrites, qui en est l'assuré et qui en est le bénéficiaire.
- 03Chiffrer l'écart mois par mois entre le salaire total, primes comprises, et ce que versent la Sécurité sociale et le club.
- 04Choisir une franchise d'indemnités journalières qui commence au plus tard à la fin du maintien conventionnel.
- 05Vérifier la définition de l'inaptitude ou de la perte de licence : qui la constate, pour quelles causes, à partir de quand.
- 06Lire les exclusions avant le tarif, notamment les sports pratiqués hors du club.
- 07Assurer le salaire réel, fixe et primes, et prévoir sa mise à jour à chaque contrat.
- 08Préparer le dossier médical avant de remplir le questionnaire de santé, et tout déclarer.
- 09Vérifier la clause bénéficiaire du capital décès.
- 10Obtenir par écrit l'analyse des exigences et des besoins, et la recommandation motivée.
Le calendrier d'un arrêt de travail de sportif
| Moment | Ce qui se passe | Ce qu'il faut faire |
|---|---|---|
| Jour de la blessure | Le salaire du jour de l'accident est à la charge de l'employeur. | Déclarer l'accident au club sans attendre. Prévenir l'employeur et transmettre le certificat dans les 48 heures. |
| Dès le lendemain | Indemnités journalières d'accident du travail, sans carence. | Vérifier que le club établit l'attestation de salaire. |
| Du 1er au 28e jour | 60 % du salaire journalier de base, au plus 240,49 € par jour. | Suivre le complément du club sur le bulletin. |
| À partir du 29e jour | 80 %, au plus 320,66 € par jour. | |
| Trois mois (football) ou 90e jour (convention du sport) | Fin du maintien conventionnel minimal. | Déclencher les indemnités du contrat de prévoyance si la franchise est atteinte. |
| Consolidation | Fixation du taux d'incapacité permanente. | Vérifier le taux et le salaire retenu. Délai de recours de deux mois avant le versement d'un capital. |
| Constat d'inaptitude par le médecin du travail | Salaire brut mensuel fixe pendant un mois en football. Indemnité temporaire d'inaptitude possible, un mois au plus. | Déclarer le sinistre au titre de la garantie d'inaptitude du contrat. |
| Fin du dernier contrat professionnel (football) | Ouverture du droit au pécule. | Demander la liquidation dans les trois ans. |
Ce qui se décide avant la signature
Ce qui se décide avant la signature
La souscription du contrat de prévoyance, au plus tard le jour de la signature du contrat de travail, pour que la couverture coure dès la première séance.
Le salaire à assurer, fixe et primes, et sa mise à jour à chaque nouveau contrat.
La lecture, avec l'agent, des clauses du contrat de travail et de la convention collective sur la blessure et le maintien de salaire.
L'épargne de précaution, qui couvre la période de franchise du contrat. Notre page sportif sous contrat détaille les autres décisions.
Ce qu'on vous dit moins
« Le club est assuré » ne dit pas si le joueur est couvert. Un contrat souscrit par le club répond aux termes choisis par le club. Demandez qui est assuré, qui est bénéficiaire et ce qui revient au joueur.
La blessure la plus coûteuse n'est pas toujours la plus grave. Un arrêt de six mois, hors complément du club, peut coûter une part importante d'un salaire annuel, primes comprises.
Le contrat le moins cher est souvent celui qui exclut le plus. Comparez les définitions avant les tarifs.
Une fin de carrière brutale arrive au moment où l'impôt des bonnes saisons reste à payer. Notre analyse Fiscalité du sportif professionnel explique pourquoi.
Ce que nous ne faisons pas
Ce que nous ne faisons pas
Nous ne sommes pas agents. Le contrat de travail et sa négociation relèvent de l'agent, avec qui nous travaillons.
Nous ne sommes pas assureur. Nous comparons des contrats conçus pour le risque sportif, et le contrat est porté par l'assureur.
Nous sommes un conseil non indépendant au sens de la réglementation, avec aucune banque, aucun assureur ni aucun réseau dans notre capital. Si vous souscrivez un contrat par notre intermédiaire, nous percevons une commission incluse dans la cotisation, dont la nature et le montant vous sont communiqués. L'entretien de découverte est gratuit. Pour les sportifs professionnels, le point de départ et l'accompagnement font l'objet d'une lettre de mission dédiée, sur devis. Aucun honoraire ni frais n'est facturé en dehors de ceux inscrits dans la lettre de mission signée.
Méthode et limites
Cette analyse a été rédigée par Johann Legallo à partir des textes officiels et conventionnels lus le 8 octobre 2026 et listés ci-dessous. Le salaire à partir duquel le plafond d'indemnités s'applique, le salaire utile maximal et le cas type sont calculés par nous à partir de ces règles.
Elle ne remplace pas une étude personnalisée. La qualification d'un accident, un contentieux avec le club ou l'assureur, ou une rupture de contrat relèvent d'un avocat. Le constat médical relève du médecin du travail et du médecin traitant.
Sommaire

