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    Retraite

    Anticiper vos revenus futurs dans une logique patrimoniale cohérente.

    Johann LegalloDirigeant, consultant patrimonial

    au plus entre vos pièces complètes et la présentation de l'audit

    Pour qui

    Vous êtes concerné si…

    • Vous dirigez une entreprise ou exercez en profession libérale et ne disposez pas d'une projection fiable de vos revenus futurs.
    • Vous ne connaissez pas précisément votre retraite future ni le taux de remplacement réel de vos régimes obligatoires.
    • Vous arbitrez chaque année entre rémunération immédiate et capitalisation sans mesurer l'impact sur vos droits retraite.
    • Vous détenez plusieurs enveloppes d'épargne retraite sans vision consolidée de leur efficacité réelle.
    • Vous préparez une cession d'entreprise à moyen terme et devez articuler le produit de cession avec vos revenus futurs.

    Les enjeux

    La retraite ne se résume pas à un contrat

    La préparation de la retraite est fréquemment réduite à la souscription d'un produit d'épargne, PER, contrat Madelin, assurance-vie. Cette approche confond le véhicule avec la stratégie. Un contrat d'épargne retraite ne constitue pas une stratégie de retraite. Il en est un instrument parmi d'autres, dont la pertinence dépend de l'architecture d'ensemble.

    La retraite du dirigeant ou du professionnel libéral est un sujet patrimonial global. Elle met en jeu les flux futurs de revenus, pensions obligatoires, complémentaires, revenus du patrimoine, éventuels revenus d'activité résiduelle, et leur adéquation avec le niveau de vie souhaité. La coordination avec la rémunération est déterminante : le niveau de cotisations sociales, l'arbitrage salaire-dividendes et la capitalisation en société conditionnent directement les droits acquis.

    L'impact fiscal de la retraite est souvent sous-estimé. Le passage de revenus d'activité à des revenus de remplacement modifie la structure fiscale du foyer : tranche marginale d'imposition, prélèvements sociaux applicables, traitement des revenus fonciers et des plus-values. Sans modélisation préalable, le dirigeant découvre ces effets au moment du départ, sans marge de manœuvre pour les corriger.

    L'articulation avec la transmission constitue un paramètre supplémentaire. La retraite coïncide fréquemment avec la période où les questions successorales deviennent prioritaires. Les arbitrages réalisés pour financer la retraite, rachat de contrats, cession d'actifs, restructuration, doivent être cohérents avec la stratégie de transmission. La préparation retraite patrimoniale ne peut être conduite isolément de la vision globale du patrimoine.

    La projection

    Projeter avant de décider

    Les relevés de carrière et les estimations indicatives des caisses de retraite fournissent un point de départ. Ils ne constituent pas une projection exploitable. Pour un dirigeant TNS ou un professionnel libéral, le taux de remplacement, rapport entre la dernière rémunération d'activité et la pension de retraite, se situe fréquemment entre 30 % et 50 %, contre 50 % à 70 % pour un cadre salarié à revenus comparables.

    La simulation de revenus futurs intègre l'ensemble des sources : pension de base, complémentaire obligatoire, épargne retraite capitalisée, revenus fonciers, dividendes, assurance-vie. Le besoin de revenus complémentaires correspond à l'écart entre les droits acquis et le niveau de vie souhaité. Cet écart constitue l'objectif quantifié de la stratégie de préparation.

    L'horizon de cessation d'activité conditionne les leviers disponibles. Un dirigeant à dix ans du départ dispose d'une capacité d'accumulation significative et de marges d'arbitrage importantes. Un dirigeant à trois ans du départ concentre ses actions sur l'optimisation des derniers trimestres, le rachat éventuel et la structuration de la sortie. Les arbitrages sont pluriannuels : chaque année de cotisation, chaque versement sur un PER et chaque arbitrage de rémunération s'inscrivent dans une trajectoire cohérente.

    taux de remplacement fréquemment constaté pour un dirigeant TNS ou un professionnel libéral

    L'arbitrage

    Arbitrer entre revenu immédiat et capitalisation

    L'arbitrage entre salaire et dividendes ne produit pas les mêmes effets sur les droits retraite selon le statut du dirigeant. En SAS, les dividendes ne génèrent aucun droit retraite. En SARL, la fraction excédant 10 % du capital social est assujettie aux cotisations TNS et génère des droits, mais dans une proportion limitée au regard des montants cotisés.

    Réduire les cotisations sociales pour maximiser le revenu net immédiat dégrade mécaniquement les droits futurs. Pour un dirigeant TNS avec des revenus nets de 150 000 €, le différentiel entre une stratégie de rémunération orientée retraite et une stratégie de rémunération orientée revenu net peut représenter plus de 15 000 € de pension annuelle supplémentaire à terme.

    La capitalisation en société, via un contrat de capitalisation, des fonds obligataires ou des SCPI, constitue une alternative à la distribution immédiate. Elle permet de différer la fiscalité et de constituer un capital disponible au moment de la retraite ou de la cession. Mais la sortie future de ce capital est soumise à une fiscalité propre (IS, puis fiscalité personnelle) qui doit être modélisée en amont.

    Le choix des enveloppes d'épargne, PER individuel, assurance-vie, PEA, compte-titres, dépend de la tranche marginale d'imposition actuelle et future, de l'horizon de placement et des besoins de liquidité. Ces enveloppes ne sont pas interchangeables : chacune répond à un objectif spécifique dans l'architecture globale de la préparation retraite.

    La cession

    Intégrer la retraite dans un projet de cession

    La cession de l'entreprise constitue fréquemment l'événement patrimonial le plus significatif de la carrière d'un dirigeant. Le produit de cession, souvent concentré sur un seul exercice, doit être transformé en revenus réguliers et sécurisés pour les vingt à trente années suivantes. Cette transformation ne s'improvise pas.

    L'allocation post-cession dépend du montant disponible après fiscalité, des besoins de revenus annuels, de l'horizon de vie estimé et de la tolérance au risque. Un capital de 2 M€ net de cession, investi dans une allocation équilibrée, peut générer des revenus complémentaires de l'ordre de 60 000 € à 80 000 € par an, mais ce chiffre varie considérablement selon l'allocation retenue et les conditions de marché.

    La préparation en amont de la cession est déterminante. Les dispositifs d'apport-cession avec report d'imposition, l'utilisation d'une holding de réinvestissement et le calendrier fiscal de la cession conditionnent le montant net disponible. Les arbitrages réalisés deux à cinq ans avant la cession déterminent les options disponibles au moment de la retraite effective.

    La transmission progressive du patrimoine peut être engagée simultanément. Le passage à la retraite offre une fenêtre propice pour mobiliser les abattements en ligne directe, organiser des donations en démembrement et aligner l'organisation successorale avec la nouvelle structure des revenus et du patrimoine.

    Exemple

    Exemple de projection retraite

    Cas pratique · Dirigeant 52 ans, 3 M€ d'actifs

    Situation initiale

    Dirigeant de SARL, 52 ans, gérant majoritaire TNS, marié, trois enfants. Rémunération annuelle nette de 190 K€ (100 % en gérance). Patrimoine global de 3 M€ : résidence principale (850 K€), immobilier locatif (700 K€ en SCI familiale), assurance-vie (520 K€ sur deux contrats), PEA (95 K€), trésorerie d'entreprise excédentaire (480 K€), PER individuel ouvert mais peu alimenté (55 K€). Aucune projection retraite formalisée.

    Projection

    Pension estimée à 62 ans : 58 K€/an (régime de base + complémentaire TNS). Pension à 65 ans : 72 K€/an. Taux de remplacement à 62 ans : 31 %. Objectif de revenus à la retraite : 130 K€/an nets. Besoin complémentaire identifié : 72 K€/an à 62 ans, 58 K€/an à 65 ans.

    Structuration mise en œuvre

    Optimisation de la rémunération : passage à un mix gérance 140 K€ + dividendes 80 K€ pour maintenir les droits retraite sur une assiette suffisante. Versements PER portés à 30 K€/an (déduction fiscale TMI 41 %). Réallocation de l'assurance-vie vers une allocation diversifiée (sortie progressive des fonds euros). Investissement de la trésorerie d'entreprise via contrat de capitalisation (horizon cession à 8 ans). Alimentation mensuelle du PEA (2 500 €/mois). Modélisation de trois scénarios de cession (60, 62, 65 ans) avec projection des revenus post-cession.

    Résultats attendus

    Revenus complémentaires estimés à 62 ans : 74 K€/an (revenus fonciers 18 K€, rachats assurance-vie 32 K€, PER en rente 12 K€, dividendes PEA 12 K€). Objectif de revenus globaux atteint à 132 K€/an. Économie fiscale annuelle de 12 300 € via les versements PER. Capital projeté à 62 ans (hors résidence principale) : 2,8 M€.

    Points de vigilance

    Actualisation annuelle des projections en fonction de l'évolution réglementaire et des résultats de l'entreprise. Évaluation du rachat de trimestres (pertinent uniquement dans le scénario 62 ans). Coordination avec le notaire pour le démembrement des parts de SCI en vue de la transmission. Maintien d'une liquidité personnelle suffisante (minimum 6 mois de charges fixes).

    Cas anonymisé et simplifié à des fins d'illustration. Chaque situation nécessite une analyse dédiée.

    Le cadre

    Ce que cette mission ne couvre pas

    • Ni reconstitution de trimestres manquants, ni assistance à la liquidation des droits. La reconstitution de carrière relève du complément Bilan retraite, 950 € TTC.
    • Nous n'intervenons pas dans vos échanges avec les caisses de retraite.
    • Nous ne détenons jamais vos fonds et n'avons aucun produit maison.

    Honoraires

    Parcours Stratégie · 4 500 € TTC · audit approfondi et deux études, dont celle-ci

    En complément d'un parcours : étude thématique 1 200 € TTC

    Audit seul, Parcours Cap : 1 500 € TTC.

    Détail des honoraires

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    Questions

    Questions techniques fréquentes

    À quel âge commencer à structurer sa retraite ?

    Idéalement dix à quinze ans avant le départ envisagé. Ce délai permet de constituer une épargne complémentaire significative, d'optimiser les cotisations, de structurer les enveloppes fiscales et d'organiser la transition progressive entre activité et retraite. Plus l'anticipation est longue, moins l'effort d'épargne mensuel est important et plus les options disponibles sont nombreuses.

    Faut-il privilégier un PER ou d'autres enveloppes ?

    Le PER offre un avantage fiscal à l'entrée (déduction du revenu imposable) mais impose une fiscalité à la sortie. Il est pertinent lorsque la tranche marginale d'imposition actuelle est supérieure à celle anticipée à la retraite. L'assurance-vie offre plus de souplesse (rachats partiels, clause bénéficiaire, abattement après 8 ans) sans avantage fiscal immédiat. Les deux enveloppes se complètent dans une stratégie de retraite équilibrée.

    Comment articuler retraite et transmission ?

    La retraite coïncide souvent avec la période où la transmission devient prioritaire. Les deux sujets doivent être traités conjointement : les arbitrages de liquidation d'actifs pour financer la retraite impactent la masse transmissible. À l'inverse, des donations anticipées réduisent le patrimoine disponible pour générer des revenus. L'équilibre entre consommation et transmission constitue un arbitrage central de la stratégie retraite.

    La retraite est-elle compatible avec une holding ?

    Oui, mais la holding modifie les modalités de sortie du capital. Les actifs capitalisés dans la holding sont soumis à l'IS, puis à la fiscalité personnelle lors de la distribution. Le calendrier de distribution post-retraite doit être anticipé : étaler les sorties sur plusieurs exercices permet de lisser l'impact fiscal. La holding reste pertinente si les montants sont significatifs et l'horizon de capitalisation suffisamment long.

    Faut-il sécuriser ou continuer à investir ?

    La sécurisation progressive de l'allocation est recommandée à l'approche du départ. Mais la retraite dure vingt à trente ans : une allocation 100 % sécurisée subit l'érosion de l'inflation et ne génère pas de rendement suffisant pour maintenir le pouvoir d'achat dans la durée. L'objectif est un équilibre entre une poche sécurisée (3 à 5 ans de revenus) et une poche de croissance investie à long terme.

    Johann Legallo, dirigeant de Pavillon Bleu, souriant à son bureau

    Prochaine étape

    Projeter pour décider

    Gratuits, confidentiels, sans engagement. Nous vous disons ensuite ce que nous ferions, à quel prix, et ce que nous ne ferions pas.

    Nous vous rappelons. Un appel de 15 minutes, sans engagement.

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